dimanche 11 février 2018

Un Sacré dimanche en Lorraine


Avis de contrat...

Prochainement à Gorron en Mayenne, "Les Grands mômes" interprèteront mon Contrat flamand, comédie délirante et trépidante.


jeudi 25 janvier 2018

Vos euros feront des heureux



On parle beaucoup en ce moment de « financement participatif » (pour ne pas utiliser le terme anglais assez affreux « crowdfunding »).
A mon tour de me lancer à une échelle modeste, afin que mon éditeur se décide à rééditer « Paroles de femmes » uniquement disponible sur commande…
Pour une dizaine d’euros, frais de port inclus, vous aurez le plaisir de lire une pièce de qualité et vous aurez la satisfaction d’aider à la création et à l’édition d’un auteur qui se bat dans la jungle touffue de la littérature.
Quelques euros pour quelques coups de machettes qui éclairciront la voie, sinon du succès, du moins de la reconnaissance - la mienne en l’occurrence, dans toute l’acception du terme - Par avance, merci !

Bien entendu, vous pouvez également commander « Le Contrat flamand » ou « Un Sacré dimanche », si vous souhaitez avoir un panel plus complet du répertoire…

dimanche 21 janvier 2018

Voeux 1780





Dans mes archives familiales, ces vœux adressés à une demoiselle de Messey (probablement Jeanne, chanoinesse du Chapitre Royal de Pontargis) par Louis-Jean-Marie de Bourbon, Duc de Penthièvre. Outre une odeur de moisi prononcé (que je vous épargne), le style fleuri de ces vœux possède ce goût inimitable et envoûtant des choses du passé…

samedi 6 janvier 2018

Enfance et souvenirs

L'AIGLE
(Cassagnes, Gard, 1993)

     Voilà trois jours que Julie est plongée dans un de ses bouquins et ne veut pas jouer avec moi ! Encore la Comtesse de Ségur, Victor Hugo, ou Dostoïesvki, de toute façon elle lit n’importe quoi ! Pas la peine d’aller me plaindre à maman, je n’aurai pas gain de cause, maman elle trouve cela épatant que l’on perde son temps dans un livre où il n’y a même pas d’images ! La dernière fois que je suis allé râler, elle m’a suggéré d’en faire autant, au lieu d’être désoeuvré : un comble ! Je n’étais pas désoeuvré, j’avais besoin d’une partenaire de jeu : nuance ! Enfin bref, Julie depuis trois jours me laisse jouer tout seul, ce n’est pas que je manque de ressources, l’imagination c’est pas pour les chiens, mais quand même, Julie et moi quand on s’y met, les journées ne sont pas assez longues ! 
    Alors, voilà... Depuis trois jours, je joue à l’aigle. J’ai construit un nid - une aire, cela s’appelle - sur un terre-plein près du bosquet face à la maison. Je fends l’air de mes ailes démesurées au dessus de mon vaste territoire. Je chasse mes proies en fondant sur elles avec un cri strident...
    «Mais non, maman : je n’ai rien ! Je joue ! Ah, là, là !»  
    Elle devrait savoir depuis le temps que je ne hurle pas sur tous les tons quand je me fais mal : je ne suis pas une femmelette, sans blague !
     ...Donc... Je rapporte mes proies sanguinolentes à mes petits - pour l’instant, ils ne sont pas très beaux, tout déplumés qu’ils sont, mais plus tard ils deviendront comme moi, des “spécimens remarquables”: j’ai lu ça dans le magazine de La Faune - ils sont au nombre de trois, alors je cours... Euh... Je vole en tous sens à la recherche de pitances, je n’arrête pas, je m’amuse bien !
     Ce matin, Julie m’annonce que l’Idiot la retiendrait encore aujourd’hui et que mes histoires d’aigles la laissent froide. Je hausse les épaules, avale mon petit-déjeuner et file vers mon aire tout en me demandant si maman est au courant que Julie est en train de lire des idioties...
    Dans mon nid, je n’en reviens pas : il y a un oeuf ! Un oeuf de poule bien sûr, pas d’aigle, mais quand même je suis sacrément flatté dis-donc : un oeuf dans mon nid, c’est qu’il doit être drôlement attirant ! Pas de poule à l’horizon, vite, je prends l’oeuf et vais le montrer pas peu fier à maman. Sa réaction me déçoit : 
    « C’est bien mon chéri, je suis contente pour toi !»
J’aurais souhaité plus d’enthousiasme, ce n’est quand même pas si courant une poule qui pond dans le nid d’un aigle, surtout quand l’aigle c’est moi ! Heureusement,
ma grande soeur Aude  est là pour me consoler. Ses yeux brillent à la vue de l’oeuf, ainsi qu’à l’écoute de mon aventure, elle me félicite avec entrain. Soudain, je m’inquiète : que faire de l’oeuf ? Je crois que je vais le remettre à sa place. Mais non, Aude m’arrête et me prend l’oeuf de la main. 
    « On le garde, elle en pondra d’autres ! M’affirme-t-elle en rangeant l’oeuf dans le réfrigérateur. 
    - C’est épatant, dis-donc ! Je vais améliorer mon nid... Le faire plus confortable... Tu comprends... Pour une poule...
    - Tu feras bien ! » Répond-elle avec un fin sourire. 
    Aude, je le connais ce sourire ! Dans la rangée d’oeufs tout à l’heure... Il y avait un manque... J’ai comme un doute ! Ça m’agace, moi qui était si content ! Elle peut bien me jurer ses grands dieux, j’ai un sacré doute, c’est moche ça gâche tout ! 
     Je sors très contrarié. Je croise papa qui me demande :
    « Alors, tu t’amuses bien mon poussin ? »
   Ça c’est la goutte d’eau : je pars en courant et crie que je ne trouve pas ça drôle et que j’en ai marre qu'on se moque de moi ! 
    Je crois que papa, il aimerait bien qu’on lui explique...
 

lundi 1 janvier 2018

2018

Tel un savant fou, chacun cherche la formule (enfin, ceux qui écrivent encore !), celle qui fera mouche, celle qui arrachera un sourire (sans bourreau), celle qui sortira du lot des banalités d’usage : bonne année et surtout bonne santé !
Moi ?
Je ne me torture plus autant, à cette époque atroce des textos où l’on fait croire à peu de frais à l’entourage que l’on pense à lui (« envoyer à tous mes contacts », vous voyez le genre ?) et ce, quelque soit la circonstance.
Ha ! Ha ! J’attaque fort cette nouvelle année, n’est-ce pas ?
Dites-vous simplement que cette année n’a de nouveau que le nom et qu’elle répond à l’arbitraire du calendrier grégorien.
Voilà.
Alors, continuez à prendre du bon temps, profitez de la vie autant que possible, mangez, buvez, dansez et n’en parlons plus.
A l’année prochaine !

mardi 26 décembre 2017

JOHNNY



Oh, Johnny ! Tu as hanté mes rêves sur l’écran noir et blanc de mon enfance où s’ébattait ton corps d’athlète. Tu as battu bien des records, longtemps restés dans les annales. On parlait de toi à la récré, les yeux brillants d’admiration à ta façon de braver cette jungle et ses crocodiles ! Bien sûr, on ne comprenait pas grand chose à tes chants gutturaux, mais tes sobres élocutions nous suffisaient. Grand gaillard blond, tu as souvent nagé dans les eaux troubles, mais pour chaque fois sortir vainqueur !
Alors, quand on a cessé de te voir et que l’on a appris ta mort : quelle tristesse !
Il paraît qu’à l’oubli de toi-même, tu as fini vêtu de blanc, claquemuré dans un lieu discret, où tu poussais parfois encore ton cri rauque, ton cri de rassemblement, ton farouche cri de Tarzan !
Merci Johnny Weissmuller !




Comment ça : je me suis trompé d’hommage ?