mercredi 10 avril 2019

Carte postale ancienne

Parmi les milliers de cartes postales en ma possession, j'ai retrouvé cette curiosité en ce sens que les hydravions entamaient leurs tous premiers vols - fragiles tels des éphémères - Le tampon de la poste est daté de 1912...
S'agit-il du premier hydravion de Fabre ? (1910)
Les amoureux de Saint-Malo reconnaîtront la ville sans trop de peine, mais j'imagine que quelques maisons ont disparu ou subi des transformations.

vendredi 22 mars 2019

Cette jolie pièce sera jouée en Belgique prochainement... Pour la commander, c'est ici


jeudi 7 mars 2019

Fumer tue...

                                             
Oui, je sais, j'ai déjà publié ce petit texte, mais il y a longtemps. Alors, une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal.
 
                                             GAULOISE  
 
Une chiquenaude fait sursauter la tige au cœur du paquet mou. Déjà ?
Ses amies sont parties il y a peu, consumées aux doigts du fumeur !
Elle a du bleu au cœur d’avoir perdu ses confidentes, ses sœurs.
L’emballage à l’effigie des Gauloises ne sera pas son linceul. Sans un
adieu, il partira froissé le petit caporal. Elle le verra peut-être au gré du
caniveau, morceau de ciel chiffonné. 
Des bouffées odorantes jaillissent des entrailles de la vingtième sèche.
Elle se sent mourir, aussitôt on disperse ses cendres.
Elle va rejoindre ses compagnes en fumant urbi et orbi dans
l’indifférence éternelle...

mardi 5 mars 2019


Voilà longtemps, j'écrivis cette parodie de rap que beaucoup de gens ont pris beaucoup trop au sérieux. Il faut dire que l'on aime tellement cataloguer et que je suis si difficile à cerner. J'ai eu droit à tout : facho, gauchiste, aristo plein aux as, génial, minable... Je vous épargne les injures en dessous de la ceinture. Après, il y a tous les envieux et les jaloux qui me reprochent une virgule ou un adjectif, voire le sujet même de mes écrits ; Bah ! Moi au moins, je prends des risques ! Le risque de déplaire n'est pas le dernier, n'est-ce pas ?





         LE RAP A PART

Il me faudrait un camion-benne
Pour décharger toute ma haine
L’amour ici c’est un problème    
Il est trop blêm’ mon HLM

Je suis pas un raton rapeur
J’ai des angoisses et j’ai la peur
Je voudrais souvent être ailleurs
Avec mon petit baladeur

L’amour ici c’est un problème  
Il est trop blêm’ mon HLM

Pantin, Antony, Bourg la Reine
C’est la soirée hard sur la Seine
On brûle et on cogne sans peine
Pour donner des voix à Le Pen

L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM

Moi, banlieusard, héros sans gêne
J’erre dans la zone érogène               
Sans jamais trouver l’être obscène
Un bout de reine, une naine

L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM

L’ennui me gagne et j’ai la rage
J’aimerais tant être à la page
Pognon sur rue et femme sage
Mais travailler est un outrage
        
L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM

Dans la fumée de mon pétard
J’aperçois ma vie de têtard
Je sais bien qu’il est un peu tard
Pour devenir une superstar

L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM

Au coin de nos rues les dealers
Loin des regards de nos leaders
Polluent les âmes et les cœurs
De mes frères et de mes sœurs
                  
L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM

Haine et shit sont les leitmotiv
De mon lied qui vous invective
Pourtant je rêve d’autres rives
De Babylone et de Ninive

L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM

Pas de clocher ni péquenots
Ni de ruelles ni poulbots
Plutôt poubelles et prolos
Mon quartier n’est pas rigolo
        
L’amour ici c’est un problème
Il est trop blêm’ mon HLM
        
Ici ma complainte s’achève
J’ai craché mon fiel et ma sève
Parfois, quand la lune se lève
On voit un autre monde en rêve

lundi 4 février 2019

MOTS (I)
(Cassagnes, Gard, 1994)

Quand le dessous des jours s’abîme dans l’encre de la Chine et que plus rien ne fonctionne au royaume des machines, sur le noir rempli d’étoiles, on interroge les commandes invisibles. La soif de vérité est grande et le sable aveugle les rouages de la pensée.
    Une grande marée, des vagues, une écume arriment tout bien-être pour le rendre au mal, comme un galet sur le rivage. L’ardeur du temps désolé pour toujours, des misères et des souffrances ; pierre ponce des corps et des âmes, érode nos vies quoiqu’il en coûte.
     Sur des cimes, vogue l’ordre inaccessible, amours, idéaux, illusions... De l'ineffable, de l’invisible, de l’indicible, songes, rêves et promesses, on a de grandes lassitudes et fi, ces dieux leurs hautaines attitudes !
     La boîte à images nous dégoise le quotidien de longitudes en platitudes, ce rase-mottes empêche le doux vertige des altitudes. Un chanteur écorche un micro nasillard sous les spots et d’une rengaine électrique, assassine nos oreilles en despote.
    Sous la bannière du vent, nos cerveaux entoilés s’éprennent de liberté, une joie toute humaine chasse l’esprit mauvais ;  au creux des heures, l’espoir, que l’on croit entrevoir.

mercredi 30 janvier 2019

dimanche 11 novembre 2018

11 novembre oblige...

Ci-dessous quelques clichés de mes archives familiales, avec les commentaires d'époque (en Champagne, vers 1916). Pour faire bonne mesure, j'y ajoute un double menu de 1914.

Un petit poste avancé à quelques mètres de la 1ère ligne allemande. Un coup d'oeil par dessus le parapet : on peut voir 4 têtes de boches qui en font autant.


Avion allemand Fokker capturé près de Courmelois
L'aviateur prisonnier