samedi 18 novembre 2017

Etre ou ne pas naître...

...Telle est la question...


Interprété par la troupe des "Quiproquoi" de Dozulé (Calvados) les 7 et 8 octobre derniers





lundi 23 octobre 2017

Chant bovin


En guise d'apéro (il est 19H00 au moment où j'écris ces lignes), je vous livre une chanson qui n'attend plus que les notes d'accompagnement...
J'ai deux cousins, l'un côté paternel (Bruno) et l'autre côté maternel (Jérôme), qui jouent de la guitare ou du piano. S'ils lisent mes lignes, je leur lance le défi de mettre ce texte grotesque en musique !



L’AMOUR VACHE



Moi je t’aimeuuu comme une vache,
Et tu m’émeuuus tout comme un bœuuu
Je veuuux que tout le monde sache
A quel point tu es fabuleuuux.

Quand tu parles dans ta moustache
On ignore ce que tu veux
Et seul moi sait ce que tu caches
Au fond de tes grands yeux tout bleus

Moi je t’aimeuuu comme une vache,
Et tu m’émeuuus tout comme un bœuuu
Je veuuux que tout le monde sache
A quel point tu es fabuleuuux.

Dans les tréfonds de ta carcasse
S’époumone un cœur solitaire
Sais-tu, toi que l’amour tracasse
Rêvant d’ivresse salutaire

Que

Moi je t’aimeuuu comme une vache,
Et tu m’émeuuus tout comme un bœuuu
Je veuuux que tout le monde sache
A quel point tu es fabuleuuux.

dimanche 22 octobre 2017

Vanitas...

L’OREILLER 
La Jaille-Yvon, 22 octobre 2017

Au fond d’un placard aux vieilles odeurs de lavande, il croupit et, dans le noir, passe en revue les souvenirs. Il a recueilli tant de confidences qu’il pourrait en faire un roman ! Combien de têtes, grises ou blondes, ont creusé sa chair d’un sommeil plus ou moins lourd ? Il ne saurait dire.
Ce qui le hante encore, ce sont les râles puissants des amants ou le souffle ultime des mourants ; la bave sucrée des enfants et celle, plus âcre des vieillards.
Naguère bercé par les ronflements des mâles repus ou par ceux plus discrets des femmes amoureuses, il regrette à présent sa solitude rangée.
Il sait que rien ni personne ne le sortira de ce cercueil, à moins que… oui, à moins que !
Soudain la porte s’ouvre.
Voilà qu’on l’emporte, ivresse des sens !
Il lui semble qu’il vole au milieu des rires et de l’agitation du monde.
Des paysages défilent à travers une vitre.
Puis, voilà qu’il vole à nouveau dans l’éther des cieux, happé par le vent, ébloui de soleil et d’un bonheur idiot.
Plaf ! Longuement, il va pouvoir méditer sur l’étendue de la vanité, au creux de la benne « petits encombrants » !…


jeudi 21 septembre 2017