Ce petit texte de jeunesse à l'époque où je logeais dans des sous-sol aménagés en piaules ou bien des greniers où s'alignaient les chambres de bonnes... A y réfléchir, la plupart de mes souvenirs sont assez glauques, même s'il y eut des éclats de rire.
HORTENSE
(Neuilly-sur-Seine, 1979)
(Neuilly-sur-Seine, 1979)
Je pense à Hortense et puis j’oublie, comme le beurre rance dans l’assiette qui danse.
Je pense à Hortense, ce goût dans la bouche, âpre, écœurant, sur le bord des lèvres et puis j’oublie.
Hortense quand j’y pense, n’a fait que le tour de mon assiette, elle a dérapé sur le beurre: le beurre rance de l’existence…
Hortense quand je l’oublie et plus j’y pense, n’a fait qu’un tour d’assiette au beurre ; fondue dans les cieux où plane l’incertitude d’une assiette.
Et je songe à Hortense et puis j’oublie.
Je pense à Hortense, ce goût dans la bouche, âpre, écœurant, sur le bord des lèvres et puis j’oublie.
Hortense quand j’y pense, n’a fait que le tour de mon assiette, elle a dérapé sur le beurre: le beurre rance de l’existence…
Hortense quand je l’oublie et plus j’y pense, n’a fait qu’un tour d’assiette au beurre ; fondue dans les cieux où plane l’incertitude d’une assiette.
Et je songe à Hortense et puis j’oublie.
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